Update : La date limite de dépôt des réponses est maitenant passée. Place aux résultats ! Mais avant tout, merci d'avoir joué le jeu. Comme l'important c'est de participer, nous avons le plaisir de vous annoncer que tous les participants ont gagné. Certains plus que d'autres, c'est tout. Les grands vainqueurs sont Thierry & Tiphaine, qui allient avec brio célérité et exactitude. En seconde place, Alexandra & Pierre et Marianne & Tchou se sont certes fait doubler mais n'en ont pas moins rendu des sans faute ; Bravo ! Enfin, Boris & Anna, Claire & Luc, Béranger & Emilie, Michel & Sabine et Annick & Yves méritent d'être inscrits au tableau d'honneur même si quelques erreurs leur coûtent les premières places. Vous êtes sur le podium quand même ! Les lots seront envoyés sous peu...

Les bonnes réponses sont désormais visibles dans le texte. Les plus difficiles semblent avoir été Idaho et Hawaii. A noter quelques trouvailles que nous n'avions pas prévu : Utah est dans le titre mais aussi dans "discutable" ; Maine dans "mais ne" mais aussi dans "semaine" ; Quoique fausse, bravo à Boris & Anna pour la proposition de "de la guerre" pour Delaware. Et comme noté par Claire & Luc, les Etats-Unis en entiers étaient même présents avec "stetson" (States).

De retour d’une semaine de vacances dans l’ouest américain, on a plein de choses à vous raconter. Mais ce sera pour plus tard : aujourd’hui un post sous forme de jeu-concours à base de jeux de mot. Ce post contient en effet, plus ou moins cachés, plus ou moins tirés par les cheveux, les noms des 50 états des Etats-Unis (sans les références du genre nord/sud/occidentale). A vous de les y débusquer ! Envoyez nous par mail vos réponses, et celui (ou celle) qui en aura trouvé le plus gagne un lot de choix from Raleigh. Date limite de réponse le 20 septembre. Les éventuelles égalités seront départagées par la date d’envoi.

Petits contes du far west

Le saloon

L’ouest sauvage, l’ouest sans foi ni loi ni eau, l’ouest des indiens et des cowboys, l’ouest mythique est éternel. Si le colt a disparu des ceintures, si les chevauchées fantastiques se font désormais plus à dos de Harley qu’à dos de mustang, les paysages n’en sont pas moins grandioses et l’ambiance à la Sergio Leone perdure. L’esprit de Clint (rappelez vous quand Harry zona dans le désert) est partout, dans ces landes désolées, dans cette flore hideuse, piquante et inhospitalière. Ah, là bas marcher sur un cactus fait partie des dangers du quotidien ! Même les saloons, certes reclus dans des villes inaccessibles au touriste trop moutonnier, en des lieux où personne ne va d’après les guides mais que l’on atteint parfois, au hasard des labyrinthes de canyons, sont encore une réalité tangible où se rencontrent, dans des volutes d’alcool plus ou moins frelaté, les nostalgiques du Stetson et de la Winchester.

A peine entrés dans un de ces tripots enfumés le barman nous interpella : « C’est pour manger ? Poulet à l’anis ou hampe ? ». « Chie ailleurs si tu prends le poulet, pied tendre ! » nous conseilla amicalement quoique rudement un autochtone qui chiquait au bar.

Une fois installés pour déguster nos morceaux de bœuf saignants, un indien s’invita à notre table. C’était un Navajo sans âge, qui probablement monta naguère aux côtés de Cochise. En à peine une heure passée en sa compagnie, il vida autant de verres que le Calife Horny en une semaine de terrain. L’eau de feu fait malheureusement encore son œuvre funeste parmi les peuples des plaines, même si le vénérable vieillard en avait pleinement conscience : « L’alcool aura d’autres frères, mais ne croit pas que la sobriété les sauvera ; quand tu restes sobre, les vers montent et te grignotent le cerveau » nous dit-il. Quoique les voies du grand manitou soient elle aussi impénétrables, cela ne manqua pas de nous plonger dans une profonde réflexion. Peut-être ému devant nos visages pâles et pensifs, il poursuivit : « Si je t’exaspère, ne t’en fait pas, la vie est belle mon ami. Souris ! ».

Alors que nous quittions les lieux, juste avant de pousser les deux portes battantes qui nous séparaient de la rue poussiéreuse et suffocante, un autre habitué, le chapeau profondément enfoncé sur le crâne nous dit avec un accent allemand fort prononcé : « Ach ! Quand ça vas pas… Trente ans que je viens ici, trente ans que je vois ce pauvre bougre perdre sa tête dans l’alcool. Il ne dilue pas sa tristesse dans la boisson, il l’y noit ! »

Les pétasses (interdit au moins de 18 ans)

Plus au sud, l’ouest présente un tout autre visage. Dallas n’a pas donné son nom à une série télévisée pour rien : ici on pourrait croire que les feuilletons de grand-mère sont d’avantage de la télé-réalité que de la fiction. Même les prénoms semblent tout droit sortis du petit écran : sur le trottoir, nous avons ainsi pu intercepter les quelques phrases suivantes, échangées entre Hélène et Brenda :

« Putain, je vais me trouver un nouveau mec si Kevin ne fait pas plus d’effort ! J’en ai marre qu’il fasse les gros bras, et derrière : rien ! C’est vraiment un tocard au lit ! Ne serait-ce qu’une fois je voudrai qu’il arrête avec ses trips à la scato, avec ses petits cris « Aïe ! Oh ! Whaaa ! ». Je ne suis pas une mijaurée ! Gonflée à bloc je vais l’envoyer balader ! Je me ferai bien Ken, tu sais… »

« Ken tue qui ?... »

« Mais tu m’écoutes quand je parle ? Ken celui au grand nez. J’adore les mecs au grand nez, comme Michael Phelps. Les mecs au grand nez brassent carrément bien ! Et c’est bien connu, avec ce genre de gars les miches y gagnent ! »

« Ton T-shirt c’est crétonne ou jersey ? »

« Pfff OK… Là, oh ma vieille, faut te secouer, t’es hors-service, conne… Sinon, j’disais quoi ? »

« La capitale des Etats-Unis, c’est New-York ou Washington ? »

« Bon, d’accord t’as gagné… j’arrête de te saouler avec mes histoires, on s’arrache de là !»

« Ouais. Redis-moi ce qui se passe avec Kevin ? »

Les illuminés

Forrest Gump traversa en son temps l’ouest sauvage. C’est même à Monument Valley qu’il interrompit son périple pédestre. Mais c’est loin d’être le seul personnage haut en couleur à avoir erré sur les routes et pistes autrefois foulées par Kid Carson, Davy Crockett ou les Daltons. Ainsi cette histoire que les indiens hopis se racontent le soir au coin du feu : Il était une fois un groupe de jeunes étrangers utopistes - Louise, Yann, Rhoda, Land, George, Isabelle et compagnie-. Quand ça ? Ca n’a pas d’importance ; il y a trente ans ou hier, quelle différence ? En tout cas ils étaient libres et sans contrainte, loin de la précipitation du monde moderne et de sa connectique, utilisant seulement la lune et les étoiles pour se diriger. Un bout de papier scotché au pare brise leur rappelait quelques mots de vocabulaire de base : bas=low, high=haut. Ils allaient ainsi de parcs en parcs, entassés dans un vieux van volkswagen, fumant des substances à la légalité discutable et refaisant le monde, en mieux tant qu’à faire. Les blagues allaient bon train, tantôt graveleuses, tantôt impies, du genre « Jésus était un enfant difficile : Comme tous les gamins, il rechignait souvent à prendre son bain. Dès qu’il sut marcher, il prît un malin plaisir à s’y tenir debout. Pour Marie, l’an deux fût une année difficile ! ».

Un beau jour, ils croisèrent sur la route un vieux et gros bonhomme, crasseux, les cheveux en bataille, un sac à dos de l’armée sur l’épaule. Immédiatement charmés, ils lui proposèrent de se joindre à eux. Mais l’homme était si imposant qu’il s’avéra impossible de le faire monter. Qu’à cela ne tienne, ils ont mis 6 hippies sur le toit, et en avant !

Le nouveau passager se présenta : « moi c’est Anakin, dit Ana, enchanté ! ». Il s’avéra être un vétéran de l’armée, dégoûté de la guerre et de la cruauté humaine, gavé des interdits militaires : un simple écart vestimentaire et on te vire ! Jean : inadapté ; Cheveux longs : interdits.  Ayant parcouru le monde dans ses grandes largeurs, l’homme avait des souvenirs et des histoires plein la tête. Il avait par exemple rencontré l’empereur de Chine. Un jour, intrigué (et révolté) par l’ingéniosité perverse des bourreaux chinois il lui demanda : « Why, Oh Ming ? ». Celui-ci lui répondit que tout ça était la faute d’un espion belge emprisonné dans ses geôles : « il est si doué, que même sous la torture on devine avec peine s’il va nier ou avouer ». L’ex-marine se souvenait aussi, non sans émotion, avoir croisé un jour le Dalaï-Lama, qui lui avait confié, dans son style sibyllin : « L’homme ne devient homme qu’une fois la paix intérieure trouvée ; Ne croit pas que la naissance primale suffise à faire de toi un être complet : t’es né si tu sais trouver en toi l’amour et la foi en ton prochain, et à ce moment seulement».

Eblouie et séduite par le personnage, Louise, belle baba brune, s’approcha du soldat repenti, lui prit la main et se mit à le cajoler. Ce qui se passa ensuite entre Louise et Ana ? Elle le massa ! Chut, cette histoire doit rester convenable !

Et au fait que devint l’espion belge ? Il marcha sur une mine… et sauta !